Placement des liquidités en 2026 : où mettre son argent ?

Placement des liquidités en 2026 : où mettre son argent ?

L’année 2026 commence avec une certitude : laisser trop de liquidités de côté peut représenter un coût d’opportunité important. Petit tour d’horizon – très personnel – de mes réflexions pour placer intelligemment ses liquidités en France en 2026, sans renier l'épargne de précaution.

Baisse annoncée des taux des livrets réglementés

Les livrets réglementés devraient connaître une nouvelle baisse de rendement en 2026.
Les projections évoquent un Livret A autour de 1,4 %, quand il est aujourd'hui à 1,7 %, tandis que le Livret d’Épargne Populaire (LEP) pourrait passer de 2,7 % à environ 2,4 %.
Ces supports conservent un intérêt en termes de liquidité, mais leur rendement réel est faible et très proche du taux d’inflation. Ils doivent être considérés avant tout comme des outils de gestion de trésorerie.

Nécessité de rebalancer ses liquidités

Dans ce contexte, un rebalancing des liquidités apparaît pertinent.
Il est généralement recommandé de conserver l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses courantes en épargne de précaution, placée sur des supports liquides et sécurisés.
Au-delà de ce seuil, maintenir des liquidités sur des supports faiblement rémunérés peut générer un coût d’opportunité significatif à moyen et long terme.

Fonds euro en assurance-vie : la solution (trop) évidente

Les fonds euro en assurance-vie demeurent une solution largement utilisée pour les profils prudents. Ils offrent une garantie en capital et une performance modérée.
Toutefois, leur forte exposition aux obligations souveraines françaises et européennes peut soulever des interrogations, notamment au regard du niveau élevé de la dette publique française. Cette contrainte peut amener certains investisseurs à limiter leur exposition à ce type de support.

SCPI en assurance-vie : rendement potentiel et contraintes

Les SCPI logées en assurance-vie peuvent offrir des rendements de l’ordre de 4 à 5 %, en particulier sur des véhicules matures comme Immorente.
Néanmoins, les délais de distribution, la liquidité indirecte et les performances hétérogènes observées ces dernières années incitent à la prudence. Pour certains investisseurs, ces éléments peuvent justifier une allocation limitée ou un arbitrage vers d’autres classes d’actifs.

Ce que je ferai, continuer à privilégier le PEA

Mon Plan d’Épargne en Actions (PEA) ayant atteint sa maturité fiscale (de 5 ans) en février 2026, je vais l'utiliser pour faire des entrées-sorties de liquidités.
Je vais m’orienter vers des valeurs de rendement, en suivant une stratégie quality value, et en privilégiant des ETF diversifiés. J'ai, de ce fait, de plus en plus de mal à me positionner sur un World qui pour moi est trop concentré sur les Tech américaines, et en dollars notamment. Des pistes de réflexion: les pétrolières, les bancaires, et surtout la santé qui a bien corrigé depuis ses pics du COVID et qui est à des niveaux de valorisation raisonnable.